TGS 07 : Présentation de Metal Gear Solid 4 Guns of The Patriots
On l’attendait à l’E3, puis à la Games Convention de Leipzig, c’est finalement au Tokyo Game Show que le très attendu Metal Gear Solid 4 : Guns of the Patriots a été finalement dévoilé à la presse vidéoludique mondiale. Et cela, non pas comme à l’accoutumée sous forme de vidéo ou de rolling démo, mais bel et bien dans une version jouable dont on commençait à se demander si on finirait un jour par pouvoir l’essayer. Fort heureusement, ce moment de béatitude est enfin arrivé et, après une rapide poignée de mains avec Kojima-san himself, nous avons pu pénétrer dans l’enceinte très surveillée du stand MGS 4 pour enfiler la combinaison moulante du vénérable Snake et nous faire une première idée sur ce qui s’annonce quoi qu’on en dise comme LA première vraie killer-app de la PS3. Impressions à chaud.

Premier contact avec le jeu et petite déception – prévisible, le niveau présenté est trait pour trait celui déjà dévoilé dans la vidéo fleuve de près de 15 minutes diffusée en juillet dernier, la ville en ruine où Snake bondit de toit en toit et dévoile les nombreuses possibilités de sa tenue camo. La démo débute dans une ruelle déserte, idéale pour se familiariser avec les touches. Récurrence du design Dual Shock oblige, la plupart des commandes ont été reprises de l’épisode Snake Eater. La seule différence notable intervient au niveau de la fonction d’activation du camouflage qui devient, merci la technologie, automatique. Finies les tenues des années 60 qui obligeaient à jouer à Sim-Snake, une simple pression sur la touche R3 suffit désormais à revêtir l’apparence du terrain sur lequel le joueur se trouve, que ce soit un sol ou un mur sur lequel il se serait adossé. Rapide et pratique, cette innovation permet surtout d’éviter de jongler avec les menus et renforce l’immersion. Après quelques minutes passées à réassimiler les commandes il est temps de commencer les choses sérieuses. Alors que Snake se faufile entre les sentinelles, on découvre, au fur et à mesure que les minutes de jeu s’égrènent, de subtiles mais appréciables modifications de gameplay. Ainsi, il est maintenant possible de switcher instantanément entre une vue « sniper » d’une précision sans faille et un mode de tir en visée automatique, bien plus pratique lors des grosses échauffourées. Pour finir, on citera la possibilité de placer indifféremment le perso en droitier ou gaucher, ce qui aidera considérablement le joueur à se positionner pour faire mouche en révélant sa position le moins possible.

Du côté de la réalisation du titre, on passera rapidement sur toute la partie sonore, digne comme toujours d’une production hollywoodienne, pour en venir aux graphismes, sujet délicat dans le monde merveilleux de la Next-Gen. Alors qu’en est-il de Guns of the Patriots ? Et bien pour être tout à fait honnête, le niveau d’essai que nous avons pu parcourir – issu on le rappelle d’une version encore en plein développement – nous a convaincu sans pour autant emballer. Explications. Oui, Metal Gear Solid 4 est et sera un beau jeu, digne des capacités graphiques de la Playstation 3. Les niveaux sont chauds, colorés, modélisés avec finesse, et si le design des soldats de base n’a pas bougé d’un iota en dix ans, les nouvelles unités (au hasard les Beasts) dépotent méchamment. Mais, car il y a un mais, tout n’est pas parfait au royaume de Snake. Les animations du héros et de ses ennemis sont toujours raides, ils continuent à courir sur du beurre et la décomposition des mouvements aurait pu être, il est vrai, bien meilleure. Bref, après une si longue attente, on aurait aimé être davantage séduit sur ce plan, même si rappelons le une nouvelle fois, il ne s’agissait ici que d’un essai sur une copie de travail. Signalons enfin la présence de quelques bugs dans la gestion des ombres, un problème récurrent sur consoles nouvelle génération, dont on espère qu’il sera résolu d’ici la sortie du jeu.
